Prix
Prix d'une chaudière gaz ou d'une pompe à chaleur : le coût sur 15 ans
Par La rédaction de Maison bien chaufféePublié le 14 min de lecture
En bref
Une chaudière gaz à condensation coûte de 2 500 à 8 500 € TTC posée (prix relevés en juillet 2026), sans aide publique. Une pompe à chaleur air/eau coûte environ 14 500 €, mais les aides et une facture d'énergie trois fois plus faible inversent l'écart. Sur 15 ans, pour une maison du Nord de 110 m², comptez environ 48 000 € avec le gaz contre 22 000 à 27 000 € avec la pompe à chaleur, selon nos hypothèses détaillées plus bas.
Combien coûte une chaudière gaz à condensation posée ?
La chaudière à condensation est aujourd'hui le seul modèle de chaudière gaz que l'on pose en remplacement : elle récupère la chaleur des fumées et tire plus d'énergie du même volume de gaz qu'une ancienne chaudière standard. Les prix relevés en juillet 2026 par le comparateur d'énergie Selectra, source commerciale faute de relevé public, vont de 2 500 à 5 500 € TTC pose comprise pour un modèle mural, et de 4 500 à 8 500 € pour un modèle au sol. Une chaudière hybride, qui associe une petite pompe à chaleur à une chaudière gaz, monte à 7 000 à 13 000 € installée.
Le devis d'une chaudière neuve comprend en général l'appareil, le conduit ou la ventouse d'évacuation des fumées, la dépose de l'ancienne chaudière, le raccordement au réseau de radiateurs, le désembouage des circuits quand ils sont encrassés, puis la mise en service. Le passage d'une chaudière classique à une chaudière à condensation impose aussi une évacuation des condensats vers les eaux usées et parfois un tubage du conduit de cheminée, deux postes qui font monter la facture dans les maisons anciennes.
| Prix de l'appareil | Prix pose comprise | Aide publique | |
|---|---|---|---|
| Chaudière à condensation murale | 2 000 à 3 500 € | 2 500 à 5 500 € | Aucune |
| Chaudière à condensation au sol | 3 500 à 6 000 € | 4 500 à 8 500 € | Aucune |
| Chaudière hybride (gaz et petite pompe à chaleur) | 5 000 à 10 000 € | 7 000 à 13 000 € | Aucune MaPrimeRénov' |
Prix TTC, TVA à 20 % comprise. Fourchettes publiées par le comparateur d'énergie Selectra (source commerciale) en juillet 2026, à comparer avec vos devis.
Source : Selectra, prix d'une chaudière gaz, mise à jour du 3 juillet 2026 ; Anah, Les aides financières en 2026
Deux règles pèsent sur ce prix depuis 2025. La TVA d'une chaudière qui peut fonctionner au gaz est de 20 %, alors qu'une pompe à chaleur air/eau posée dans un logement de plus de deux ans bénéficie du taux de 5,5 % (guide de l'Anah de septembre 2026). Et aucune aide publique ne finance plus une chaudière gaz : MaPrimeRénov' ne la retient pas, l'éco-prêt à taux zéro non plus, et la pompe à chaleur hybride n'est plus aidée par MaPrimeRénov' depuis le 1er septembre 2026, parce que seul un chauffage qui n'utilise ni fioul ni gaz est financé.
Pour situer le budget, nous retenons dans la suite un devis de 5 000 € TTC, au milieu de la fourchette d'une chaudière murale ou au sol d'entrée de gamme. Remplacez ce chiffre par celui de votre devis. Les autres guides utiles pour comparer sont réunis dans la rubrique guides pompe à chaleur.
Peut-on encore installer une chaudière gaz dans une maison existante ?
Oui. Aucune règle n'interdit de remplacer une chaudière gaz par une chaudière gaz neuve dans une maison déjà chauffée au gaz. En réponse à une question écrite de l'Assemblée nationale publiée au Journal officiel le 18 février 2025, le ministre chargé de l'énergie écrivait : « Il n'existe aujourd'hui aucune mesure d'interdiction des chaudières à gaz à partir de 2026. » Il rappelait aussi l'objectif européen : plus d'incitation financière aux chaudières autonomes à combustible fossile depuis le 1er janvier 2025, et leur disparition visée dans les bâtiments à l'horizon 2040.
La situation du fioul est différente : une chaudière neuve au fioul ne peut plus être installée, même pour remplacer l'ancienne. Notre guide sur la sortie du fioul détaille cette règle. Dans les maisons neuves, la réglementation des constructions exclut déjà la chaudière gaz seule.
La question n'est donc pas de savoir si la chaudière gaz reste permise, mais ce qu'elle coûtera sur sa durée de vie, estimée par le même ministre à une vingtaine d'années. Le passage concret d'une chaudière gaz à une pompe à chaleur est décrit dans le guide pour remplacer une chaudière gaz par une pompe à chaleur.
Combien coûte une pompe à chaleur air/eau à la place ?
La dernière série officielle de dossiers MaPrimeRénov' par geste, publiée par le SDES en juillet 2026, donne un prix médian de 14 460 € TTC pour une pompe à chaleur air/eau posée ; la moitié des chantiers se situe entre 12 290 € et 16 970 € (calcul de la rédaction sur les fichiers publics). Nous retenons 14 500 € pour l'exemple. Le détail des postes d'un devis est dans notre guide sur le prix d'une pompe à chaleur air/eau.
Contrairement à la chaudière, ce prix ouvre droit à deux aides cumulables, sous conditions de ressources et de logement :
- MaPrimeRénov' par geste, forfait de 5 000 €, 4 000 € ou 3 000 € selon vos revenus, rien pour les revenus supérieurs ;
- la prime des fournisseurs d'énergie (certificats d'économies d'énergie), multipliée par cinq quand la pompe à chaleur, agréée, remplace une chaudière au gaz, au fioul ou au charbon.
Les deux réunies ne peuvent pas dépasser 90 %, 75 % ou 60 % de la dépense retenue, elle-même plafonnée à 12 000 € TTC. Pour une maison de 90 m² chauffés ou plus en zone H1 (Nord, Pas-de-Calais, Seine-et-Marne, Yvelines), la fiche officielle BAR-TH-171 donne un volume de 545,4 MWh cumac avec la bonification. Le prix payé pour ce volume dépend du fournisseur : avec l'hypothèse haute de la rédaction (11 € par MWh cumac pour les foyers aux revenus très modestes et modestes, 7,8 € pour les autres), le tableau ci-dessous donne le total des aides par catégorie.
| Très modestes | Modestes | Intermédiaires | Supérieurs | |
|---|---|---|---|---|
| Plafond MaPrimeRénov' et prime réunies | 90 %, soit 10 800 € | 75 %, soit 9 000 € | 60 %, soit 7 200 € | Prime seule |
| Prime des fournisseurs d'énergie (hypothèse haute) | 6 000 € | 6 000 € | 4 254 € | 4 254 € |
| MaPrimeRénov' après plafonnement | 4 800 € | 3 000 € | 2 946 € | Non éligible |
| Total estimé des aides | 10 800 € | 9 000 € | 7 200 € | 4 254 € |
| Prix restant à payer | 3 700 € | 5 500 € | 7 300 € | 10 246 € |
Estimations sous conditions de ressources, pour une maison de 90 m² chauffés ou plus en zone H1 dont la pompe à chaleur agréée remplace une chaudière gaz. Dépense retenue par l'Anah plafonnée à 12 000 €. Prime calculée sur 545,4 MWh cumac à 11 € (très modestes et modestes) ou 7,8 € (autres) : hypothèse de la rédaction, pas un barème.
Source : Anah, Les aides financières en 2026, édition de septembre 2026 ; fiche CEE BAR-TH-171 vA82-5
Ces montants sont des estimations : MaPrimeRénov' dépend de la décision de l'Anah, et la prime des fournisseurs n'est connue qu'avec leur offre écrite, à accepter avant de signer le devis. Le calcul pour votre foyer se fait avec le simulateur des aides du site.
Quelle facture de chauffage chaque année avec le gaz ou la pompe à chaleur ?
C'est le poste qui décide. Pour comparer, nous prenons une maison de 110 m² du Nord, moyennement isolée, qui a besoin de 13 500 kWh de chaleur par an pour le chauffage et l'eau chaude. Les hypothèses sont affichées pour que vous puissiez les remplacer par les vôtres.
Avec une chaudière à condensation neuve dont le rendement saisonnier serait de 90 %, il faut acheter environ 15 000 kWh de gaz. Au 1er novembre 2026, le prix repère de vente de gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie donne, pour un ménage qui se chauffe au gaz, un kWh à 0,1576 € TTC et un abonnement de 360,79 € TTC par an. La facture atteint donc environ 2 725 € par an. La même commission estime que la facture annuelle de gaz de 2026 pourrait dépasser de 11 % en moyenne celle de 2025.
Avec une pompe à chaleur air/eau qui fournit 3 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité sur l'année (coefficient de performance saisonnier de 3, valeur prudente avec des radiateurs), il faut 4 500 kWh d'électricité. Au tarif réglementé en option Base, 0,2001 € TTC le kWh depuis le 1er août 2026, la facture est d'environ 900 € par an.
Deux corrections sont à faire selon votre cas. Votre contrat de gaz peut être moins cher que le prix repère, d'où la variante à prix du gaz réduit de 20 % plus bas. À l'inverse, une pompe à chaleur oblige parfois à relever la puissance souscrite du compteur électrique, ce qui augmente l'abonnement de quelques euros par mois. En contrepartie, l'abonnement gaz disparaît si vous résiliez le contrat, à condition de ne plus cuisiner au gaz.
L'entretien coûte aussi. Une chaudière gaz doit être entretenue chaque année civile par un professionnel qualifié (service-public.gouv.fr), et une pompe à chaleur de 4 à 70 kW au moins tous les deux ans (article R. 224-44-3 du code de l'environnement). Comme l'ADEME dans ses cas types, nous comptons 150 € par an pour la chaudière et 200 € par an pour un contrat d'entretien de pompe à chaleur, plus cher parce qu'il inclut le contrôle du circuit de réfrigérant.
Quel coût total sur 15 ans pour une chaudière gaz ou une pompe à chaleur ?
Le coût total additionne l'achat, déduction faite des aides, puis quinze années d'énergie et d'entretien aux prix d'octobre 2026, sans inflation ni hausse supposée. Quinze ans reste inférieur à la durée de vie des deux appareils : la fiche officielle des certificats d'économies d'énergie retient 17 ans pour une pompe à chaleur air/eau, et le ministre cité plus haut une vingtaine d'années pour une chaudière gaz.
- Chaudière gaz : 5 000 € d'achat, puis 2 875 € par an (2 725 € de gaz et 150 € d'entretien), soit 48 125 € sur 15 ans.
- Même chaudière si le gaz revient 20 % moins cher : 2 330 € par an, soit 39 950 €.
- Pompe à chaleur, foyer aux revenus modestes : 14 500 € moins 9 000 € d'aides estimées sous conditions de ressources (75 % de la dépense retenue de 12 000 €, total plafonné par l'Anah), soit 5 500 € d'achat, puis 1 100 € par an (900 € d'électricité et 200 € d'entretien), soit 22 000 € sur 15 ans.
- Pompe à chaleur, foyer aux revenus supérieurs, prime des fournisseurs seule : environ 10 250 € d'achat, soit 26 750 € sur 15 ans.
- Pompe à chaleur sur de vieux radiateurs (coefficient de 2,5), foyer modeste : 1 280 € par an, soit 24 700 €.
Maison de 110 m² du Nord, 13 500 kWh de chaleur par an. Prix de l'énergie d'octobre 2026 sans hausse supposée. Aides estimées sous conditions de ressources, plafonnées par l'Anah.
Source : Calculs de la rédaction à partir des prix relevés en juillet 2026, du prix repère du gaz de novembre 2026, du tarif réglementé d'électricité d'août 2026 et du guide de l'Anah de septembre 2026
Le foyer aux revenus supérieurs paie 5 250 € de plus à l'achat qu'avec une chaudière gaz, mais économise ensuite 1 775 € par an. La courbe ci-dessous montre l'économie cumulée : l'écart est rattrapé à la fin de la troisième année, et l'économie dépasse 21 000 € au bout de quinze ans.
Foyer aux revenus supérieurs : 5 250 € de plus à l'achat pour la pompe à chaleur, puis 1 775 € d'économie par an sur l'énergie et l'entretien. L'écart est rattrapé à la fin de la troisième année.
Voir les données
| Années après les travaux | Valeur |
|---|---|
| 0 | -5 250 € |
| 3 | 75 € |
| 6 | 5 400 € |
| 9 | 10 725 € |
| 12 | 16 050 € |
| 15 | 21 375 € |
Source : Calculs de la rédaction, hypothèses de la page
Que devient le calcul si les prix de l'énergie changent ?
Personne ne connaît les prix du gaz et de l'électricité des quinze prochaines années. Le plus utile est donc de mesurer ce qui arriverait si l'un des deux bougeait seul, toutes les autres hypothèses de l'exemple restant identiques.
Si le kWh d'électricité augmente de 20 %, la facture de la pompe à chaleur passe de 900 € à 1 080 € par an. Le foyer modeste paie alors 24 700 € sur 15 ans au lieu de 22 000 €, environ la moitié du coût de la chaudière gaz. Si c'est le gaz qui augmente de 20 %, la facture de la chaudière passe à environ 3 270 € par an et le total grimpe à environ 56 300 €.
Pour que la chaudière gaz rattrape la pompe à chaleur sur quinze ans dans cet exemple, il faudrait que le kWh de gaz tombe entre 0,07 et 0,09 € abonnement compris selon les revenus du foyer, soit au plus la moitié de ce que paie au prix repère de novembre 2026 un ménage chauffé au gaz, ou que le kWh d'électricité dépasse 0,52 à 0,59 €. Ces deux niveaux sont loin de tout ce que les tarifs publiés ont connu ces dernières années.
Le prix du gaz est aussi plus volatil, parce qu'il suit les marchés mois après mois : le prix repère de la Commission de régulation de l'énergie a augmenté de 6,3 % en octobre 2026 puis de 6,6 % en novembre. Le tarif réglementé de l'électricité, lui, n'évolue en principe que deux fois par an, en février et en août.
Comment financer l'écart de prix à l'achat ?
Le reste à payer d'une pompe à chaleur peut être financé par l'éco-prêt à taux zéro, accordé sans condition de revenus pour une résidence principale, mais sous conditions de logement et de travaux, jusqu'à 15 000 € pour une action seule et sur 15 ans au plus (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 1er septembre 2026). Une chaudière gaz en est exclue. La banque décide selon votre capacité de remboursement.
Dans l'exemple du foyer modeste, 5 500 € empruntés sur dix ans sans intérêt représentent environ 46 € par mois, alors que la facture d'énergie baisse d'environ 150 € par mois par rapport à la chaudière gaz. Pour les foyers aux revenus très modestes et modestes chauffés au gaz, l'offre intégrée pompe à chaleur lancée le 1er octobre 2026 propose une autre formule, avec une mensualité qui ne doit pas dépasser la dépense d'énergie d'avant ; elle ne se cumule pas avec MaPrimeRénov'. La rubrique aides pour une pompe à chaleur compare ces solutions.
Dans quels cas la chaudière gaz reste-t-elle moins chère ?
Le calcul se resserre dans trois situations, qu'il faut regarder avant de signer.
La première est une maison qui consomme peu. Si votre besoin de chaleur n'est que de 6 000 kWh par an, parce que la maison est petite, récente ou très bien isolée, la facture de gaz tombe à environ 1 410 € par an, abonnement compris, celle de la pompe à chaleur à 400 €, plus l'entretien. Une fois l'entretien compté, l'économie n'est plus que d'environ 960 € par an. Pour un foyer aux revenus supérieurs qui paie 5 250 € de plus à l'achat, il faut alors cinq à six ans pour rattraper l'écart, et près de huit ans si le gaz baisse de 20 %.
La deuxième est un réseau de radiateurs qui exige une eau très chaude par grand froid. Le coefficient de performance baisse, la résistance électrique d'appoint prend le relais plus souvent, et la facture d'électricité grimpe. Changer deux ou trois radiateurs trop petits, ou isoler les combles avant, rend souvent la pompe à chaleur rentable là où elle ne l'était pas. Notre guide pompe à chaleur air/eau pour remplacer une chaudière explique comment vérifier la température de départ dont votre maison a besoin.
La troisième est l'impossibilité de poser l'unité extérieure : façade sur rue sans recul, copropriété horizontale qui refuse, règles d'urbanisme. Dans ces cas, la chaudière à condensation reste une solution de transition, à choisir en sachant qu'elle ne sera plus aidée et que le prix du gaz varie chaque mois.
Comment refaire le calcul pour votre maison ?
Quatre chiffres suffisent, tous disponibles chez vous ou sur un devis.
- Votre consommation de gaz annuelle, en kWh, sur vos deux ou trois dernières factures de régularisation. Multipliez-la par le rendement de votre chaudière actuelle (0,75 à 0,85 pour une chaudière ancienne, 0,9 pour une condensation récente) : vous obtenez votre besoin de chaleur.
- Le prix du kWh de gaz de votre contrat, abonnement inclus : divisez le total annuel de la facture par les kWh consommés.
- Le coefficient de performance saisonnier du modèle proposé, à lire sur sa fiche produit et à prendre avec prudence (2,5 à 3 avec des radiateurs, davantage avec un plancher chauffant). Divisez votre besoin de chaleur par ce coefficient pour obtenir les kWh d'électricité.
- Le devis de la pompe à chaleur et l'offre écrite de prime des fournisseurs d'énergie.
Pour obtenir un devis chiffré sur votre maison, avec la puissance calculée sur ses déperditions, vous pouvez être rappelé par un chauffagiste RGE de votre secteur.
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La suite
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- Aucun appel d'une autre entreprise : votre demande ne part que chez cet installateur.
- Aucun SMS ni courriel publicitaire.
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Vous changez d'avis ? Annulez votre demande par le lien reçu par SMS, ou en écrivant à contact@maisonbienchauffee.fr. Vous pouvez aussi le dire à l'installateur pendant l'appel.
Préparer l'appel avec notre guideQuestions fréquentes
Une chaudière à condensation consomme-t-elle moins qu'une ancienne chaudière gaz ?
Oui, quand le réseau de radiateurs fonctionne à basse température : la condensation des fumées ne se produit qu'avec une eau de retour assez froide. Le gain par rapport à une chaudière standard de plus de vingt ans peut se mesurer en centaines d'euros par an, mais il reste bien inférieur à l'écart avec une pompe à chaleur dans notre exemple.
Peut-on toucher MaPrimeRénov' pour une chaudière gaz ?
Non. MaPrimeRénov' ne finance plus aucune chaudière gaz, pas même la pompe à chaleur hybride depuis le 1er septembre 2026. L'éco-prêt à taux zéro les exclut aussi, et la TVA est de 20 %.
La pompe à chaleur hybride est-elle un bon compromis ?
Elle garde une chaudière gaz pour les jours les plus froids, ce qui rassure avec de vieux radiateurs. Mais elle coûte 7 000 à 13 000 € installée selon les prix relevés en juillet 2026, sans MaPrimeRénov', et l'abonnement gaz reste à payer.
Faut-il garder le gaz pour la cuisson ?
Ce n'est pas obligatoire. Si vous ne gardez le gaz que pour une plaque de cuisson, l'abonnement pèse lourd pour quelques kWh par an. Une plaque électrique permet de résilier le contrat gaz et de supprimer cet abonnement.
Que se passe-t-il si le prix de l'électricité augmente ?
La facture de la pompe à chaleur augmente dans la même proportion. Avec un kWh d'électricité 20 % plus cher, elle passe de 900 € à 1 080 € par an dans notre exemple, toujours loin des 2 725 € de gaz.